Kampot

Entre poivre et mer – Notre guide pour visiter le sud du Cambodge

Kampot est une ville vibrante, réputée dans le monde entier pour son poivre extrêmement rare et de qualité. Moins touristique que Siem Reap, c’est un bon moyen de s’immerger dans la culture cambodgienne loin des foules d’Angkor. Ses environs recèlent de pépites pour les amateurs de paysages et de culture : la Cathédrale Verte et sa forêt inondée, la balnéaire Kep célèbre pour son sel et son marché de crabes, le plateau du Bokor et son atmosphère apocalyptique… Il y a de quoi faire ! Dans cet article, on t’emmène à la découverte du sud du Cambodge, entre plantations, mer et montagnes, à la frontière avec le Vietnam que l’on peut apercevoir à l’horizon.

Comment lire ce blog ?

On te rassure, notre blog n’est pas bien compliqué à lire. On a juste décidé de classer les activités et les lieux qu’on recommande en fonction de 6 catégories que tu peux retrouver tout au long de l’article sous le titre de l’activité ou du lieu en question.

Incontournable

Très populaire et iconique, ce lieu / activité est très apprécié(e) des voyageurs et, par conséquent, souvent touristique.

Historique

Ce lieu / activité a une forte importance historique, que l’on ressent pleinement en le visitant.

Coup de Coeur

Le lieu / l’activité que nous avons le plus apprécié, pour une raison ou pour une autre, et que nous recommandons fortement.

Intime

Ce lieu / activité est peu touristique, voire hors des sentiers battus, et permet d’en profiter en toute intimité.

Nature

Ce lieu / activité qui se déroule en pleine nature permet de se resourcer à l’écart de l’animation urbaine.

Sportif

Ce lieu / activité demande une bonne condition physique et/ou un effort soutenu.

Avis aux voyageurs : Nous tenions à rappeler que tout ce qui est écrit dans cet article relève uniquement de notre jugement, et ne doit pas constituer une généralité ou une vérité inébranlable. Chacun a le droit d’exprimer son opinion, et chacun perçoit les évènements à sa façon. Libre à toi, lecteur, d’apprécier notre avis comme bon te semble 😊.

Pour une expérience optimale, n’hésite pas à lire notre blog sur un ordinateur.

Petits tips pour préparer ton voyage

Un macaque à queue de cochon fait sa diva sur le Mont Bokor.

Comment se rendre à Kampot ?

Kampot se trouve tout au sud du Cambodge, près de la frontière avec le Vietnam. Il existe un seul moyen de s’y rendre : par la route.

En mini-bus

Il n’y a pas d’aéroport à Kampot, le plus proche est celui de Sihanoukville, à 2h30 de route. En revanche, la ville est desservie par quelques compagnies de mini-bus et bus qui la relient aux autres villes principales du Cambodge. Le plus simple est de réserver tes billets via 12Go Asia. Les trajets coûtent entre 7€ et 14€ en moyenne, donc c’est une solution qui reste largement abordable par rapport à un taxi ou un chauffeur privé qui peuvent vite chiffrer au-dessus des 50€.

Du côté des temps de trajet, la durée peut beaucoup varier en fonction du trafic, du chauffeur et du nombre de passagers. Il faut savoir que les retards sont fréquents dans les transports au Cambodge et plus largement en Asie du Sud-Est. Malgré tout, voici approximativement les durées des trajets depuis les principales destinations du Cambodge : (https://12go.asia/en)

Depuis Phnom Penh : 3h30 de route, voire plus car beaucoup de trafic.

Depuis Sihanoukville : 2h30-3h de route. La route n’est pas en très bon état donc ça prend du temps.

Depuis Siem Reap (Angkor) : entre 8h et 9h de route.

Depuis Battambang : 7h de route.

Maison coloniale à Battambang (haut-gauche), bateaux de pêcherus sur le lac Tonlé Sap (bas-gauche), Golden Temple à Phnom Penh (haut-droite), Ta Prohm dans le complexe d’Angkor (bas-droite).

AVIS AUX VOYAGEURS

Depuis la ville de Siem Reap, une alternative à un trajet interminable (et celle pour laquelle on a opté) est de prendre un vol interne jusqu’à Sihanoukville, puis un taxi ou un mini-bus jusqu’à Kampot. Le budget est évidemment pas le même, mais le temps de trajet est divisé par deux, alors à toi de voir. Tu peux choisir la compagnie Air Cambodia pour ton vol interne.

Comment se déplacer à Kampot ?

Les moyens pour se déplacer à Kampot sont similaires à ceux utilisés dans les autres villes du Cambodge, à savoir :

Louer un scooter

Comme d’habitude en Asie du Sud-Est, le scooter est le meilleur moyen de garder ton indépendance à un prix vraiment abordable (en général pas plus de 10$ la journée, essence exclue). Les routes autour de Kampot sont en bon état et la circulation est très fluide, à part peut-être dans le centre-ville (2-3 rues seulement, et encore ça reste même moins chargé qu’à Battambang), donc même si tu n’es pas à l’aise tu devrais t’en sortir. Tu trouveras des loueurs un peu partout dans la ville, voire parfois auprès de ton hôtel.

Un détail important si tu veux explorer les alentours de Kampot en scooter, pense à sauvegarder en avance sur Google Maps les lieux que tu souhaites visiter, car le réseau au Cambodge passe très mal. Tu peux aussi directement télécharger notre carte que l’on met à ta disposition un peu plus bas dans cet article.

Water coconut dans la cathédrale verte (haut-gauche), un peu de géologie à Kampot (reste).

En tuktuk

Au Cambodge, le tuktuk est l’équivalent du taxi. Plus petit et un chouïa moins confortable, il se faufile de partout à des prix presque dérisoires. Tu peux en commander directement sur les applications Grab ou PassApp, mais comme on ne capte pas très bien au Cambodge, le plus simple est de négocier directement auprès des nombreux chauffeurs que tu croiseras un peu partout dans la ville. Tu peux checker en amont les applis pour avoir une idée des prix et ne pas te faire enfler.

En excursion ou avec un chauffeur privé

Évidemment, l’excursion déjà organisée est le choix le plus confortable, mais pour Kampot on te conseille plutôt d’explorer les environs par toi-même, quitte à réserver un chauffeur privé qui t’emmène où tu le souhaites. Généralement ils sont enclins à négocier et tu peux t’en tirer pour un très bon prix. Si tu préfères vraiment être encadré, tu peux réserver une sortie organisée sur Get Your Guide ou auprès de ton hôtel.

Combien de temps passer à Kampot ?

La ville de Kampot en elle-même n’a pas grand intérêt et se visite facilement en une demi-journée, mais sa région est bien plus intéressante et surtout très variée. Pour avoir le temps de tout voir, on te conseille de passer 2 journées complètes à Kampot et dans ses environs, que tu peux décomposer en quatre demi-journées :

  • Centre-ville de Kampot et marais salants
  • Ville de Kep et une plantation de poivre
  • Plateau du Bokor
  • Cathédrale Verte en canoë

La Cathédrale Verte de Kampot et ses nombreuses espèces de palmes.

Quand partir à Kampot ?

Comme le reste du Cambodge, Kampot est soumis au rythme de la mousson. Il y a donc deux saisons :

  • De novembre à mai : c’est la saison sèche. Les températures sont plus élevées mais il ne pleut que très peu.
  • D’avril à octobre : c’est la saison des pluies. L’humidité est plus étouffante et les pluies sont fréquentes et souvent violentes et orageuses.

Sur le papier, la meilleure période pour visiter la région de Kampot est donc la saison sèche, mais on te conseille plutôt de venir en octobre/novembre à la fin de la saison des pluies, car il n’y a pas grand-monde et les températures sont plus fraîches (elles sont quand même élevées, ça reste le Cambodge). A cette période, les rizières sont encore très vertes et dans les plantations c’est le moment où le poivre vert commence à être récolté. Pour voir du poivre rouge, il faut venir un peu plus tard, à partir du mois de décembre.

Des rizières verdoyantes à Battambang.

Où manger à Kampot ?

Il y a beaucoup de restaurants à Kampot, alors on t’a fait une sélection d’endroits sympas où manger (oui, rien n’est cambodgien, mais à ce moment-là on n’en pouvait plus de manger du riz 😊).

Artisans by Atelier

Ce restaurant qui correspond plutôt aux codes français propose un large panels de plats allant du burger au Amok, en passant par les pâtes et un parmentier de boeuf. Il y en a pour tous les goûts, et la salle est vraiment sympa.

L'Osteria

Ce restaurant italien tenu par un italien propose des pâtes faites-maison vraiment excellentes ! L’ambiance de petit restaurant de rue est très sympa et ça change du Lok Lak et du Amok cambodgiens !

Carte de Kampot et ses environs

On l’a dit, le réseau au Cambodge passe très mal, donc pour voir l’emplacement des différents centres d’intérêt autour de Kampot même hors-ligne, on t’a préparé une carte que tu peux télécharger gratuitement :

Que faire à Kampot et dans les alentours ?

Les fameuses plantations de poivre de Kampot s’étendant à perte de vue.

Le centre-ville de Kampot

Même si la ville de Kampot ne présente pas beaucoup d’intérêt, ce serait dommage d’y aller sans jeter un coup d’oeil. Du coup c’est ce qu’on a fait, et voici les 2-3 lieux emblématiques de Kampot :

Le Durian géant

En plein centre de Kampot, sur le rond-point principal, tu peux admirer une statue d’un durian, ce fruit à l’odeur très (très) nauséabonde qui est plutôt bien réputé dans la région. Un détail amusant et original 😉.

Les égéries de Kampot : le Lotus Pond (à gauche), le Durian (en haut) et l’Hippocampe (en bas). 

La rivière Praek Tuek Chhou

Tu peux te promener le long de cette rivière qui traverse Kampot avant de se jeter dans le Golfe de Thailande plus au sud. Les berges sont aménagées donc pour une fois pas besoin de marcher sur la route, tu peux profiter tranquillement de l’agréable courant d’air apporté par le cours d’eau. Sur le chemin, tu croiseras sûrement une statue d’hippocampe géant qui crache un filet d’eau dans la rivière, un monument emblématique de la ville.

Le Lotus Pond

Ce petit parc un peu à l’écart du centre de Kampot est majoritairement composé d’un grand étang où poussent des centaines de lotus (d’où son nom). Les fleurs émergent à partir d’avril, donc si tu viens en octobre comme nous ça ne sert à rien de faire le détour, les lotus seront tous fanés 😉.

Faire du kayak dans la Cathédrale Verte

Nature

Rien de tel qu'un peu de canoë pour explorer la Cathédrale Verte de Kampot.

La rivière qui traverse Kampot avant de se jeter dans le Golfe de Thailande est entourée de mangroves à travers lesquelles circulent des centaines de petits canaux que l’on s’est fait un plaisir de parcourir en kayak (techniquement c’était des canoës mais c’est le nom que leur donnait le loueur). Tu peux prendre un guide ou pagayer tout seul, le circuit n’est pas très compliqué. On te recommande ce loueur pour récupérer ton kayak, et ensuite faire la boucle qu’il t’indiquera. Le propriétaire possède aussi sa propre ferme où il fait pousser mangues, bananes, pamplemousses et autres fruits exotiques qu’il se fera un plaisir de te montrer.

Le plateau du Bokor

Incontournable

Historique

Nature

Preah Monivong Bokor est un grand parc national situé sur les hauteurs de Kampot, à environ 1h de route du centre-ville, à plus de 1000 mètres d’altitude. Pour la petite histoire, c’était au début du XXe siècle une station de montagne où venaient les colons français pendant leurs vacances. Le microclimat qui y règne fut un moyen pour les touristes d’échapper aux chaleurs de la côté avec des températures bien plus fraîches qu’à Kampot, oscillant généralement entre 15°C et 25°C (prévois une petite veste au cas où, surtout si tu viens pendant la saison des pluies car il y a souvent de la brume à cette période). Mais suite à l’indépendance du pays, aux guerres civiles et à la terreur des Khmers Rouges, le site a été complètement délaissé, utilisé un peu comme base militaire mais pendant peu de temps. Aujourd’hui, malgré la construction de nouveaux hôtels de luxe par des investisseurs chinois (hideux cela dit en passant), le plateau reste majoritairement inhabité, ce qui permet aux visiteurs d’admirer tout un tas de ruines de bâtisses coloniales et bouddhistes, parmi lesquelles, dans l’ordre depuis Kampot :

Un splendide panorama sur la région de Kampot depuis le plateau du Bokor.

Le Black Palace (Damnak Sla Khmao) et son Bouddha géant

Cette ancienne résidence royale a été construite en 1936 sous le règne du roi Monivong (qui a donné son nom au parc national), pour servir de station de retraite d’altitude. La bâtisse est aujourd’hui en ruines car abandonnée, mais tu peux encore deviner l’aménagement de ses pièces, notamment grâce au carrelage des cuisines toujours en place. Le détail le plus frappant reste la taille étonnamment modeste de la maison, qui ne correspond pas vraiment à ce que l’on s’imagine d’une résidence secondaire royale.

Juste en face se dresse un grande statue de Bouddha assis beaucoup plus récente et pas forcément très jolie qui surplombe la vallée, offrant à ses visiteurs un magnifique panorama sur la région de Kampot. Quelques formations rocheuses donnent un avant-goût du patrimoine géologique surprenant du Mont Bokor.

La cascade de Popokvil

Cette cascade de 15 mètres de haut facilement accessible est très jolie et permet de couper avec la végétation rase du plateau du Bokor. Tu ne peux pas y descendre mais le point de vue depuis son sommet reste très photogénique. Attention à la saison des pluies durant laquelle le torrent est fort et l’accès devient glissant et plus complexe.

Wat Sampov Pram et son panorama

Le temple de Sampov Pram est sûrement le monument le plus iconique du Mont Bokor, avec ses pagodes en pierre noire virant sur le rouge orangé à certaines endroits, donnant presque l’impression que la roche rouille. Il y a souvent des moines, dont la robe d’un orange vif contraste magnifiquement avec la couleur sombre du décor. Tout autour du temple sont éparpillées des formations rocheuses qui ont l’air de faire partie de l’ensemble. Un endroit particulier avec une ambiance qui vire à l’apocalyptique, mais dans un sens qu’on a plutôt bien aimé.

Et comme Wat Sampov Pram est construit à flanc de falaise, tu peux aussi admirer l’un des plus beaux panoramas depuis le plateau du Bokor sur toute la vallée de Kampot : la ville, la mer, mais aussi les rizières, les forêts, et même l’île de Phu Quoc qui appartient au Vietnam.

L'église catholique de Bokor

Construite pour les vacanciers européens qui logeaient sur le Bokor, cette église est sans doute l’une des plus atypiques que l’on ait visité. Il n’y a rien à l’intérieur, mais à l’extérieur les murs de l’église sont bâtis dans la même pierre noire aux reflets rouges caractéristique des édifices du Mont Bokor. Le plus étrange avec cette église, tout comme avec les autres bâtiments du parc, c’est qu’elle semble posée au milieu de nulle part, sans aucune autre construction à proximité.

L'ancienne station d'altitude de Bokor

Lorsque les Français se sont installés à Kampot et dans la région, ils construisirent sur le Mont Bokor un grand hôtel de style colonial pour accueillir les vacanciers. Aujourd’hui délabré et dépeint, il rajoute encore une touche postapocalyptique au décor déjà prenant du plateau du Bokor.

Les singes du Mont Bokor

Le Mont Bokor est avant tout une réserve naturelle protégée qui abrite tout un tas d’espèces, mais celle que l’on retiendra (et la seule que l’on a aperçu d’ailleurs) est le macaque à queue de cochon. Son allure très classe et sa tête en forme de cœur nous fascine. C’est sans aucun doute l’un des plus beaux singes que l’on ait vus en Asie (et pourtant il est en concurrence avec l’orang-outan de Sumatra !). Tu peux en apercevoir des bandes entières le long de la route qui mène jusqu’au plateau. Arrête-toi pour les observer et les prendre en photo, mais ne t’approche pas trop : ils restent assez sauvages et peuvent avoir des comportement agressifs s’ils se sentent menacés.

Lire aussi

La ville de Kep

Kep est une petite ville à 40minutes de route de Kampot, à la frontière du Vietnam. Il n’y a pas grand-chose à y faire, hormis goûter son célèbre crabe bleu au Crab Market et admirer la statue que les Cambodgiens ont érigé pour lui rendre honneur 😊. Depuis la plage de Kep (Kep Beach), tu peux apercevoir au loin l’île de Phu Quoc, autrefois cambodgienne et aujourd’hui vietnamienne, réputée pour ses belles plages et ses complexes hôteliers.

UN PRODUIT D’EXCEPTION

Outre le crabe, la ville de Kep est aussi renommée pour son sel, le sel de Kep, qui est avec le poivre de Kampot l’un des joyaux de la région.

Une plantation de poivre

Incontournable

Coup de Coeur

Nature

Les environs de Kampot sont parsemés de plantations où poussent fruits, racines, et épices. Parmi ces produits de la terre, on retrouve une variété de poivre très prisée et réputée pour sa douceur : le poivre de Kampot. Nous avons pu découvrir tous les détails de sa culture grâce à une visite guidée de La Plantation, une plantation de poivre tenue par des Français à 15 kilomètres du centre de Kampot. Tu peux y suivre un guide français ou anglais qui t’emmènera dans les plantations de poivre pour t’expliquer le processus de récolte et les différents types de poivre, avant de te faire déguster quelques-uns des produits phares de la plantation, dont le fameux poivre de Kampot.

Si tu veux un peu plus d’infos en amont ou en apprendre plus sur la culture du poivre de Kampot, on t’invite à lire le paragraphe ci-dessous 😉.

Le poivre de Kampot, fierté de la province

Le poivre de Kampot est réputé pour son goût fruité et léger, avec une saveur qui reste dans la gorge et ne se dépose pas sur langue comme pour la plupart des autres poivres (on a pu comparer, la différence est flagrante). C’est une variété très fragile, qui est de plus en plus menacée par le réchauffement climatique et les épisodes de sécheresse qui frappent de plus en plus le Cambodge, si bien que certaines estimations affirment que l’espèce aura disparu d’ici une quinzaine d’années. En effet, le poivrier de Kampot est une plante qui demande énormément d’eau (près de 80 litres par jour pendant la saison sèche) et qui n’est pas très résistante face aux maladies et aux insectes. La Plantation, qui produisait à l’origine essentiellement du poivre de Kampot, a d’ailleurs été obligée de diversifier sa production dû aux terribles pertes qu’elle a subi les années précédentes : 70% des grains ont été perdus à cause des mauvaises conditions climatiques (très peu de pluie pendant la mousson, et de très fortes chaleurs pendant la saison sèche).

Le poivre de Kampot est donc unique à bien des égards, mais l’une des caractéristiques les plus frappantes, c’est que depuis 2016, le poivre de Kampot est une IGP (Indication Géographique Protégée), un label très prestigieux qui n’est appliqué qu’aux produits d’exception et qui impose énormément de contraintes à ses producteurs pour s’assurer de la qualité de la marchandise. Parmi ces dernières :

  • Le calibre du grain de poivre (son diamètre) ne doit pas être inférieur à 4mm (3mm pour le poivre blanc)
  • Tous les grains doivent être récoltées à la main puis triés à la pince à épiler pour s’assurer qu’il n’y ait aucune imperfection.
  • Lors du séchage, les grains doivent être déposés un par un et ne doivent surtout pas se chevaucher.
  • Alors que la durée de vie d’un poivrier est de 30 ans, l’IGP impose de le couper lorsqu’il atteint les 15 ans, pour s’assurer que la qualité de ses grains ne baisse pas.

Bref, tout un tas de contraintes qui font du poivre de Kampot un produit prestigieux et difficile à produire.

Poivre vert de Java (à gauche), poivre vert de Kampot (au centre) et poivre rouge de Java (à droite).

Le poivre de Kampot peut se décomposer en 4 types ou couleurs :

Le poivre vert : le plus rare, il ne se récolte qu’une fois par an, sur une période d’un ou deux mois, généralement à la fin de la saison des pluies. Les grains de poivre revêtent la couleur verte en premier, avant de virer au rouge (voir ci-dessous). Le tout est de les cueillir au bon moment, lorsqu’ils font 4mm ou plus et qu’ils sont encore bien verts.

Le poivre rouge : plus facile à obtenir que le vert, il suffit d’attendre que les grains de poivre vert rougissent naturellement. Le poivre rouge est récolté 2 à 3 fois par an.

Le poivre noir : le plus courant et le plus facile à obtenir. Globalement, le poivre noir est du poivre vert que l’on a fait séché au soleil.

Le poivre blanc : c’est le plus cher mais aussi le plus piquant et celui qui contient le plus d’arômes. Le poivre blanc est le noyau du grain de poivre. On l’obtient en plongeant du poivre rouge dans l’eau bouillante jusqu’à ce que la peau se décolle et qu’il ne reste donc que la petite boule blanche en son centre.

ET LE POIVRE GRIS ?

Le poivre gris n’est pas considéré comme du poivre, car il est fabriqué en mixant les grains, mais aussi les branches et les feuilles du poivrier, bref tout ce qui tombe lors de la récolte, pour en faire la poudre qui est appelée poivre gris. C’est pour ça qu’il est bien moins cher et qu’on le retrouve partout dans le monde.

On va s’arrêter là niveau infos pour ne pas te spoiler toute la visite guidée de La Plantation, donc si tu as le temps on te conseille vraiment de la faire. C’est hyper interessant, le personnel est adorable et l’on y apprend plein de choses sur le poivre et les épices en général.

THE END

Merci beaucoup d’avoir lu cet article ! Si ça t’a plu, n’hésite pas à le partager autour de toi et à nous suivre sur les réseaux, ça nous aide beaucoup. Et si le Cambodge t’intéresse, tu peux retrouver tous nos conseils pour organiser ton séjour là-bas dans cet article.

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