Le Japon
Le Pays du Soleil Levant | Nos conseils pour organiser ton séjour sur l’archipel nippon
Le Japon est un pays lointain qui occupe pourtant une place de plus en plus importante dans la culture populaire occidentale. Que l’on soit fan de ses mangas et anime qui font rêver le monde, de son architecture et de ses paysages grandioses présents chez toutes les agences de voyage, de son histoire millénaire avec ses samouraïs et ses geishas, ou bien de son avancée technologique et de sa modernité si futuristes, on ne peut nier le fait qu’il rassemble les gens du monde entier dans une fascination qui viendrait presque concurrencer l’ »American dream » de nos voisins outre-Atlantique. Mais alors, cette admiration si soudaine pour un pays pourtant décrié par beaucoup pour la pression sociale qui pèse sur ses habitants, est-elle justifiée ? Oui, mille fois oui ! Nous sommes déjà allés 2 fois au Japon, et à chaque fois ce fut un coup de coeur. La sérénité qui règne dans ses jardins et ses temples, la sécurité que l’on ressent en se baladant dans ses grandes rues animées, et cette impression d’avoir fait un bon en avant dans l’avenir, ce sont des ambiances si agréables et que l’on ne retrouve nulle part ailleurs sur Terre. Nous n’avons pu faire que l’île d’Honshu pour le moment, mais on a bien prévu d’y retourner et d’en explorer les moindres recoins ! Et tout ce que l’on peut te conseiller, c’est de faire de même ;).
Comment lire ce blog ?
On te rassure, notre blog n’est pas bien compliqué à lire. On a juste décidé de classer les activités et les lieux qu’on recommande en fonction de 6 catégories que tu peux retrouver tout au long de l’article sous le titre de l’activité ou du lieu en question.
Incontournable
Très populaire et iconique, ce lieu / activité est très apprécié(e) des voyageurs et, par conséquent, souvent touristique.
Historique
Ce lieu / activité a une forte importance historique, que l’on ressent pleinement en le visitant.
Coup de Coeur
Le lieu / l’activité que nous avons le plus apprécié, pour une raison ou pour une autre, et que nous recommandons fortement.
Intime
Ce lieu / activité est peu touristique, voire hors des sentiers battus, et permet d’en profiter en toute intimité.
Nature
Ce lieu / activité qui se déroule en pleine nature permet de se resourcer à l’écart de l’animation urbaine.
Sportif
Ce lieu / activité demande une bonne condition physique et/ou un effort soutenu.
Avis aux voyageurs : Nous tenions à rappeler que tout ce qui est écrit dans cet article relève uniquement de notre jugement, et ne doit pas constituer une généralité ou une vérité inébranlable. Chacun a le droit d’exprimer son opinion, et chacun perçoit les évènements à sa façon. Libre à toi, lecteur, d’apprécier notre avis comme bon te semble 😊.
Pour une expérience optimale, n’hésite pas à lire notre blog sur un ordinateur.
Dernière mise à jour le 23 janvier 2026
Temps de lecture : 27 minutes
Que voir, que faire au Japon ?
Sommaire

Petits tips pour préparer ton voyage
Maruyama Park, dans le centre historique de Kyoto
Les transports au Japon
Au Japon, et en particulier sur l’île d’Honshu (où se trouvent notamment Tokyo, Kyoto et tous les lieux les plus visités), les transports sont hyper développés. Trains, métros, bus, tu peux facilement te déplacer partout rapidement et pour pas très cher. Revoyons ensemble les transports que tu seras le plus susceptible d’utiliser :

L'avion
A moins que tu ne viennes en bateau depuis la Corée du Sud ou le nord de la Chine, l’avion sera sûrement ta porte d’entrée et de sortie au Japon. L’archipel compte de nombreux aéroports, mais les deux principaux, situés sur l’île d’Honshu, sont :
Depuis la France, il existe des vols directs qui relient les deux aéroports à Paris en 12h (à l’aller) et 14h30 (au retour). A cause de la guerre en Ukraine, l’espace aérien de la Russie est fermé aux avions de ligne, ce qui explique la durée allongée des trajets. Le vol direct n’est proposé que par une seule compagnie : Air France.



De notre côté, nous sommes partis de Taipei pour rejoindre le Japon avec AirAsia, une compagnie low-cost malaisienne. Le trajet ne s’est pas mal passé, hormis le fait qu’aucun repas n’était compris, mais le billet reste relativement abordable (un peu moins de 220€ aller-retour) donc on ne va pas se plaindre 😉.
AVIS AUX VOYAGEURS
Si tu veux avoir une vision globale des prix et des vols disponibles, on te conseille de regarder sur Sky Scanner. C’est le meilleur comparateur de prix qu’on ait trouvé. Attention : les prix qu’il indique sont souvent un peu plus bas que les prix réels proposés par les compagnies, mais dans l’ensemble c’est plutôt fiable 😉.

Les transports en commun
Les transports en commun au Japon, c’est un autre level. Aucun retard, des lignes qui circulent presque partout et des prix plutôt raisonnables, c’est le meilleur moyen pour se déplacer sur l’archipel, et en particulier sur l’île d’Honshu qui est la mieux desservie.
La majorité des transports en commun s’empruntent en badgeant une carte commune à tout l’archipel : la carte ICOCA, ou IC Card. Tu peux en acheter une directement aux bornes dans la majorité des gares et stations de métro, dont celles des aéroports. Attention : elle se recharge uniquement avec des espèces. On te conseille d’ailleurs de la prendre directement à ton arrivée, ça te simplifiera grandement la vie 😉 (ne serait-ce que pour rejoindre ton hôtel depuis l’aéroport). Autre précision : une carte = 1 personne. Si tu voyages à plusieurs, tu ne peux pas en prendre qu’une seule pour tous les voyageurs, chacun doit avoir la sienne. Sache aussi que la carte ICOCA est aussi acceptée pour payer dans les supérettes comme les 7-11 ou les Family Mart.
On peut diviser les transports en commun en trois catégories :
- Le métro: présent dans les grandes villes comme Kyoto, Osaka et Tokyo. Tu badges à l’entrée et à la sortie, car le tarif est variable.
- Le train : on t’en parle juste en-dessous 😉.
- Le bus : souvent surchargé en haute saison, on te le conseille uniquement pour accéder aux lieux non desservis par le train ou le métro. Tu n’as besoin de badger qu’à la descente, car le prix du ticket est fixe.




Kyoto sous les couleurs d’automne
L’APPLI INCONTOURNABLE
Pour organiser tes déplacements en transports en commun au Japon, on te conseille de compléter Google Maps avec l’application gratuite JapanTravel, plus fiable et qui affiche souvent plus de propositions, notamment en ce qui concerne les trajets en train.

Le train
Le train est le moyen de transport idéal pour les trajets inter-destination au Japon. L’île d’Honshu en particulier est très bien desservie : il n’y a presque jamais de retard et les wagons sont en très bon état. Les billets sont plus ou moins chers, en fonction du type de train que tu prends :
- JR (Japan Railway) : ces trains sont l’équivalent des TER en France. La plupart s’empruntent simplement en badgeant ton IC Card. Ils sont notamment très pratiques pour de courtes ou moyennes distances, soit entre deux villes proches (comme Kyoto et Osaka) ou dans la banlieue des grandes villes.
- Shinkansen : l’un des trains les plus rapides du monde ! Prendre le Shinkansen lors d’un voyage au Japon est une expérience à part entière. Équivalent de notre TGV, le Shinkansen est assez cher, c’est pourquoi on te le recommande uniquement pour rejoindre deux villes éloignées (comme Kyoto et Tokyo par exemple). Le billet se réserve à l’avance sur le site officiel de la compagnie, SmartEx.

ET LE JR PASS ?
Si tu prévois d’aller au Japon, tu as sûrement déjà entendu parler du JR Pass (Japan Railway Pass), un pass qui te permet d’emprunter en illimité la plupart des trains JR. Nous ne l’avons pas pris car nous ne restions pas assez longtemps pour le rentabiliser, mais si tu prévois de longs trajets alors l’offre peut valoir le coût. Tu peux l’acheter directement sur Klook, qui est l’option la plus fiable et la moins chère.

Le taxi
Outre les transports en commun, tu peux aussi réserver des taxis directement auprès des chauffeurs que tu croises ou via l’application Uber, mais on ne s’en est pas servi une seule fois, pour te dire à quel point le réseau de transports en commun au Japon est pratique et efficace.
Combien de temps passer au Japon ?
Honnêtement, tu peux facilement passer plusieurs mois au Japon tellement le pays est grand et a de lieux différents à offrir ! Rien que l’île d’Honshu possède déjà un sacré lot de merveilles. Bon, en l’occurrence, on n’a pas plusieurs mois de disponibles pour explorer le pays, et sûrement toi non plus, donc si l’on se concentre sur l’essentiel (ce qui est idéal pour un premier voyage au Japon), on dirait que deux semaines sont la durée parfaite pour l’itinéraire que l’on va te proposer. Bien sûr, si tu as plus de temps, on te recommande fortement de prolonger ton séjour et d’aller découvrir d’autres endroits tout aussi extraordinaires dans les environs, comme les Alpes Japonaises, la région d’Hiroshima ou le parc national de Nikko près de Tokyo 😊. Pour en savoir plus sur l’itinéraire que l’on a pu tester, rendez-vous plus bas.


Les néons et lanternes de Dotonbori Street, à Osaka.
Quand partir au Japon ?
L’archipel japonais est très grand est comporte à la fois des îles paradisiaques et des steppes gelées. La période idéale pour t’y rendre dépend donc énormément de la région que tu veux explorer. Alors que l’île d’Hokkaido étincelle sous un épais manteau blanc en hiver, l’archipel d’Okinawa offre des températures agréables toute l’année, et l’île d’Honshu est extraordinaire au printemps et en automne. Comme nous n’avons pu explorer que cette dernière jusque là, on va se concentrer sur son climat que l’on connaît un peu mieux (nous y sommes allés à deux reprises, en été et en automne).
- Le printemps(de mars à mai) : les températures sont plutôt fraîches (entre 10 et 20 degrés) et tendent à se réchauffer sur la fin. C’est aussi la plus haute saison en terme d’affluence touristique : les visiteurs affluent par milliers pour venir admirer la floraison des mythiques cerisiers japonais, qui revêtent leurs plus belles parures au mois d’avril.
- L’été (de juin à août) : l’été est loin d’être le moment idéal pour venir sur l’île d’Honshu. En effet, les températures peuvent facilement monter à plus de 30 degrés et l’air est chargé d’humidité, ce qui rend la chaleur encore moins supportable. Néanmoins, ces fortes hausses de températures n’attirent pas autant de touristes qu’en automne ou au printemps, ce qui permet de découvrir l’île (qui est quand même la plus visitée du pays) sans trop subir les foules qui peuvent parfois gâcher l’expérience. Pour avoir pu l’explorer en été et en automne, la différence de fréquentation se ressent, mais la chaleur est vraiment dure à supporter.




Quelle que soit la saison, le Japon reste un pays magnifique !
- L’automne (de novembre à décembre) : c’est sans doute la meilleure période pour visiter l’île d’Honshu. Les températures tournent autour des 10 et 20 degrés (idéales pour visiter, à condition d’apporter sa doudoune) et la pluviométrie reste faible. Seul inconvénient : c’est la haute saison, ce qui signifie qu’il risque d’y avoir beaucoup de monde, même si ça n’est pas comparable aux foules du printemps. Pour y être allés en novembre, on peut te garantir que cette période est un juste équilibre entre climat, affluence touristique et surtout beauté des paysages. En effet, de début-novembre à mi-décembre, les érables, cerisiers et autres arbres des jardins et des montagnes se parent de magnifiques couleurs automnales, dévoilant un panel éclatant de rouge, orange et jaune ! Un décor qui nous a marqué comme l’un des plus beaux que l’on ait vu dans toute notre vie de voyageurs.
- L’hiver (de janvier à février) : l’île d’Honshu se prête moins à l’hiver que sa voisine Hokkaido. Il ne neige que rarement dans le sud (où se concentrent les lieux dont on te parle dans cet article), et un peu plus dans les Alpes Japonaises. On trouve dommage d’y aller à cette période alors que l’île est réputée pour sa végétation et ses jardins exceptionnels. Par contre, l’hiver présente un gros avantage par rapport aux autres saisons : il y a beaucoup moins de monde 😉.
LA SAISON DES TYPHONS
S’il y a bien un évènement climatique commun à tout l’archipel, c’est bien celui-là ! Tous les ans, le Japon est régulièrement frappé par les typhons, ces tempêtes océaniques qui peuvent parfois causer de très gros dégâts. Ces ouragans sont particulièrement fréquents et puissants entre septembre et octobre, comme sur toute la côte Est de l’Asie d’ailleurs (on en a fait les frais à Taïwan et c’est pas toujours agréable de passer ses vacances sous la flotte). On te déconseille donc de partir ces mois-ci au Japon pour des raisons évidentes.
Quel budget pour un voyage au Japon ?
Le gros désavantage du Japon, c’est que c’est assez cher. Même si le coût de la vie y est environ 20% moins élevé qu’en France, dans les lieux touristiques et les grandes villes comme Osaka, Kyoto ou Tokyo (dont on te parle dans cet article), ça peut vite chiffrer. Le prix des hébergements peut notamment grimper, et s’apparente aux tarifs français. Côté nourriture, on s’en sort mieux, même si le prix du repas reste bien plus élevé que dans le reste de l’Asie. Le prix des activités est aussi raisonnable, mais encore une fois tout dépend de l’endroit où tu te trouves. Le budget que l’on te donne juste en-dessous se base donc sur une moyenne des villes de Tokyo, Kyoto et Osaka qui sont globalement les trois destinations principales d’un premier voyage au Japon, et celles que l’on te présente dans cet article.
La monnaie au Japon est le yen japonais (¥ ou JPY). Au moment où l’on écrit cet article (en décembre 2025), le taux de change entre l’euro et le yen est le suivant : 1€ = 183¥. Bien sûr, ce taux peut évoluer (et il l’a beaucoup fait ces dernières années), donc on t’invite à vérifier sur des sites fiables comme celui-ci la valeur du yen à l’instant T.
AVIS AUX EUROPEENS
En ce moment, le yen japonais chute beaucoup, ce qui fait que le Japon est « plus abordable » pour nous, utilisateurs de l’euro ! Alors vas-y, fonce avant que la courbe ne se résorbe 😉.
Conditions d'entrée et de séjour
Pour les ressortissants français, aucun Visa n’est nécessaire pour un séjour touristique au Japon de moins de 90 jours. La seule obligation est de posséder un passeport valide au moins 6 mois après la date de départ du pays.
A ton arrivée au Japon, tu devras remplir un formulaire d’informations pour indiquer la durée de ton séjour, ton nom, prénom, date de naissance, adresse au Japon, billets d’avion aller-retour, etc. Pour éviter de faire la queue et gagner du temps, il est possible et l’on te le recommande fortement de remplir ce formulaire en avance en ligne sur le site Visit Japan Web.
Pour plus d’informations sur les conditions d’entrée et de séjour au Japon, on t’invite à consulter le site officiel du ministère des Affaires Etrangères.



Le quartier préservé d’Arashiyama, en périphérie de Kyoto.
Les bons réflexes pour garder la santé au Japon
Lorsque l’on voyage, on se laisse porter et on oublie parfois que les risques ne disparaissent malheureusement pas en vacances. On ne te met pas la pression, mais on te conseille de suivre cette liste d’astuces pour t’éviter de mauvaises surprises.
AVIS AUX VOYAGEURS
Contrairement à la plupart des pays d’Asie, l’eau courante au Japon est potable. Tu as donc moins besoin de faire attention à ce que tu manges, mais garde quand même certaines précautions car les normes d’hygiène ne sont pas respectées de partout (comme en France finalement). Nous-même avons un doute sur certains restaus où l’on a pu manger, et pourtant on n’est pas difficiles.

Se vacciner
Pour ta gouverne, sache qu’aucun vaccin n’est obligatoire pour aller au Japon. Cependant, il est fortement conseillé de te vacciner contre :
- L’hépatite A : bactérie que l’on retrouve dans la nourriture. 2 doses, entre 6 et 12 mois d’intervalle. Immunité à vie.
- L’encéphalite japonaise : celle-ci passe par les moustiques. 2 doses, un mois d’intervalle, puis rappel entre 1 et 2 ans après. Immunité pour 10 ans à compter du rappel.
Si tu visites uniquement de grandes villes comme Osaka, Kyoto ou Tokyo, seul le vaccin contre l’hépatite A est conseillé, puisque les moustiques n’y prolifèrent pas.

Eviter tout contact avec un animal
Même si la rage n’est pas présente au Japon, les animaux sont souvent porteurs de bon nombre de maladie. Pour éviter de te mettre en danger inutilement et de gâcher le reste des vacances, il vaut mieux donc garder tes distances avec les animaux, aussi mignons soient-ils 😉.


Se protéger contre les moustiques
On te rassure, il n’y a presque pas de moustiques dans les grandes villes comme Osaka, Kyoto ou Tokyo. Néanmoins, si tu prévois de t’éloigner un peu de la civilisation, notamment si tu penses à un séjour au Mont Koya ou à Takayama, prévois quand même quelques sprays anti-moustiques, on ne sait jamais. Ces précautions s’appliquent essentiellement en été, sauf pour les îles du sud comme Okinawa où les moustiques sont présents toute l’année.

Consulter un médecin du voyage
Bien évidemment, et c’est un réflexe à prendre avant chaque voyage hors de l’Europe, consulte un médecin du voyage dans un établissement spécialisé (généralement un centre de vaccination internationale). C’est lui qui te donnera tous les conseils pour rester en bonne santé et qui te fera les vaccins nécessaires en fonction du pays dans lequel tu te rends.


Le temple de Kiyomizu-dera à Kyoto

Consulter le site officiel du ministère des Affaires Etrangères
Pour avoir plus d’informations sur les conditions d’entrée et les risques médicaux, géopolitiques, naturels et j’en passe liés au Japon, le ministère des Affaires Etrangères publie régulièrement des avertissements et des conseils sur son site France Diplomatie. C’est toujours bon à savoir avant de se lancer dans un périple à l’autre bout du monde. N’hésite pas à regarder leur carte des zones les plus sensibles, pour adapter ton itinéraire en fonction 😉. Et petit supplément : tu peux t’inscrire sur le Fil d’Ariane, qui recense tous les Français à l’étranger. Comme ça, en cas de tensions ou de problème au Japon, le gouvernement pourra organiser ton rapatriement d’urgence et prévenir tes proches. Tu peux trouver les liens des deux sites juste en-dessous :

Prendre une assurance voyage
Lorsque l’on voyage, les risques de blessure ne diminuent pas, au contraire ils ont tendance à augmenter. Or, si jamais tu as le moindre problème médical, sans assurance, il va te falloir débourser une fortune pour accéder à des soins dignes de ce nom, ou alors te rabattre sur l’hôpital public (quand il existe) aux pratiques souvent douteuses qui ont généralement pour conséquence d’aggraver ton état. C’est pourquoi il est toujours mieux de se couvrir en souscrivant à une assurance voyage pour toute la durée de ton séjour. Si tu es étudiant, tu peux voir auprès de April International ou SMENO qui proposent des prix abordables. Vérifie auprès de ton école, il existe parfois des partenariats qui incluent des réductions. Et on te l’assure, cet article n’est pas sponsorisé, on te dit ça uniquement pour ton bien 😊.

Notre itinéraire sur l'île d'Honshu
L’érable japonais, emblème du Japon.
Notre itinéraire complet
Nous sommes partis 2 fois au Japon : une fois en été, où nous avons passé 2 semaines sur l’île d’Honshu, et une fois en automne, pour nous concentrer cette fois-ci uniquement sur Kyoto et Osaka l’espace de 4 jours (on était en échange à Taipei alors ça aide 😉). C’est le premier itinéraire que l’on va te partager, puisqu’il est plus pertinent pour un voyageur en provenance de France qui n’a sûrement pas prévu de traverser le globe pour seulement 4 jours sur place. Voici donc un résumé complet de notre itinéraire de deux semaines sur l’île d’Honshu :
Jour 1 : Visite de la ville d’Osaka, avec son château et ses quartiers animés.
Jour 2 : Journée à Nara, le domaine des cerfs sikas.
Jours 3 à 6 : Découverte de l’ancienne cité impériale de Kyoto, de ses nombreux temples et jardins.
Jours 7 et 8 : Nuitée dans un temple au Mont Koya, sanctuaire sacré à forte spiritualité.
Jour 9 : Nuit reposante à Takayama, petite ville traditionnelle au pied des Alpes Japonaises.
Jours 10 à 14 : Exploration de Tokyo, capitale du Japon.
Carte du Japon
Parce que c’est toujours plus facile de visualiser un itinéraire avec une carte, tu peux retrouver ci-dessous un plan complet regroupant les principaux lieux que nous avons visité. Enregistre-le et ajoute des endroits qui te font vibrer, c’est cadeau 😉.

Osaka
La cuisine du Japon
En France et en Europe, la cuisine japonaise est souvent réduite aux suhis, aux makis et aux ramens. Une perception bien malheureuse de la gastronomie nippone qui est pourtant l’une des plus diversifiées au monde. L’un des meilleurs endroits pour explorer ces saveurs peu représentées en Occident est sans doute la ville d’Osaka, réputée pour bon nombre de spécialités comme les okinomaye, les boulettes de poulpe ou encore les barbecues de boeuf de Kobe, l’une des viandes les plus prestigieuses au monde. Bien évidemment, on ne vient pas à Osaka uniquement pour la nourriture (quoique 😉) : quartier rétro tout droit tiré des années 80, immeubles de verre futuristes et châteaux datant de l’époque des samouraïs, la ville possède son propre lot de lieux étonnants qui valent le détour, surtout lorsque l’on sait qu’un grand nombre de visiteurs de l’île d’Honshu y atterrissent ou y décollent. Ce serait quand même dommage de passer à côté alors même que tu y transites 😊.
En France et en Europe, la cuisine japonaise est souvent réduite aux suhis, aux makis et aux ramens. Une perception bien malheureuse de la gastronomie nippone qui est pourtant l’une des plus diversifiées au monde. L’un des meilleurs endroits pour explorer ces saveurs peu représentées en Occident est…

Kyoto
La gardienne du savoir nippon
Quand on pense au Pays du Soleil Levant, Kyoto est sans doute l’un des premiers lieux qui viennent à l’esprit. Et pour cause, la ville regroupe l’essence-même du Japon féodal : des temples, des châteaux, des jardins et toute une culture et un art de vivre basés sur le sens de l’honneur et la sérénité. Et malgré les centaines de milliers de visiteurs qui envahissent ses rues toute l’année durant, Kyoto conserve cette atmosphère si particulière, presque hors du temps, l’héritage d’une lointaine période que l’on parvient à retrouver en se promenant dans ses parcs sculptés au pied de temples majestueux et dans ses ruelles piétonnes traditionnelles où l’on croise des geishas asserties de leur fameuse ombrelle. Bien que l’on peine malheureusement à identifier une once d’authenticité dans l’usine touristique qu’elle est devenue, Kyoto reste un incontournable de tout voyage au Japon et l’un de nos plus gros coups de cœur parmi tous les lieux extraordinaires que l’on a eu la chance de découvrir en Asie et dans le monde entier. Après l’avoir admirée à deux reprises en été et en automne, on ne peut te conseiller qu’une seule chose : quelle que soit la saison, vas-y, fonce ! Tu ne le regretteras pas 😉.
Quand on pense au Pays du Soleil Levant, Kyoto est sans doute l’un des premiers lieux qui viennent à l’esprit. Et pour cause, la ville regroupe l’essence-même du Japon féodal : des temples, des châteaux, des jardins et toute une culture et un art de vivre basés sur le sens de l’honneur et la sérénité…


Nara
Le domaine des cerfs sikas
Parmi les animaux emblématiques du Pays du Soleil Levant, on peut compter la majestueuse grue du Japon et la célèbre carpe Koï que l’on retrouve dans presque tous les jardins, mais aussi le cerf sika, un cousin plus petit et plus sombre de notre cerf. Impétueux et têtus comme une mule, les cerfs sikas sont si appréciés des touristes comme des locaux qu’il existe de nombreux endroits au Japon où ces petits cervidés vivent en pleine ville, se promenant dans les rues, broutant dans les parcs et harcelant les passants pour obtenir de la nourriture. Parmi ces lieux atypiques, Nara est sans nul doute le plus iconique et le plus touristique, sûrement parce que les sikas évoluent dans un cadre unique : un immense parc recouvert d’une épaisse forêt et parsemé çà et là de temples et de sanctuaires, dont la plus grande structure en bois du monde ! À proximité des villes de Kyoto et Osaka, Nara s’est imposée comme un incontournable d’une visite dans le Kansai, et on comprend pourquoi 😊.
Parmi les animaux emblématiques du Pays du Soleil Levant, on peut compter la majestueuse grue du Japon et la célèbre carpe Koï que l’on retrouve dans presque tous les jardins, mais aussi le cerf sika, un cousin plus petit et plus sombre de notre cerf. Impétueux et têtus comme une mule…

Koyasan et takayama
Le Japon des traditions
Loin de l’agitation des mégalopoles et du vacarme de la modernité, cachée dans les montagnes, réside une facette plus discrète du Japon. Une seconde dimension où la vie quotidienne n’est pas rythmée par le brouhaha de la foule et le vrombissement du métro, mais par les rituels bouddhistes et les gongs qui retentissent dans les vallées. On pourrait penser que cette conception du Japon est révolue, ou bien qu’elle ne subsiste que dans les recoins les plus isolés de l’archipel, mais en réalité elle est bien plus accessible qu’on ne le pense. Dans cet article, on te présente deux lieux exceptionnels pour t’immerger dans ce Japon des traditions : le Mont Koya, ou Koyasan, un site unique classé à l’UNESCO pour ses nombreux sanctuaires et son importance spirituelle, et Takayama, une petite ville au pied des Alpes Japonaises qui a su conserver une architecture traditionnelle pleine de charme. L’occasion de s’éclipser un instant à l’écart du capharnaüm de Tokyo et autres grandes villes.
Loin de l’agitation des mégalopoles et du vacarme de la modernité, cachée dans les montagnes, réside une facette plus discrète du Japon. Une seconde dimension où la vie quotidienne n’est pas rythmée par le brouhaha de la foule et le vrombissement du métro, mais par les rituels bouddhistes et…


Tokyo
La mégalopole qui ne dort jamais
Capitale du Japon et mégalopole la plus peuplée au monde avec plus de 42 millions d’habitants (agglomération incluse), Tokyo s’impose comme un incontournable de tout premier voyage dans l’archipel. Et pour cause, elle est le symbole d’un Japon moderne à la pointe de la technologie, avec ses immenses avenues encadrées de gratte-ciels, ses quartiers qui brillent plus la nuit que le jour et ses références omniprésentes aux animes et aux mangas, le tout desservi par un réseau de transports en commun ultradéveloppé à l’image de cette avancée qui repousse la période où elle s’appelait encore Edo à une ère très lointaine et reculée. Et même si l’on n’est pas des grands fans de la capitale nippone (on lui préfère la ville de Kyoto notamment, qui a su conserver davantage son patrimoine historique), on doit bien admettre qu’elle a de quoi surprendre. Sa taille titanesque donne l’impression de ne jamais pouvoir en sortir, une sensation très étrange qui fait réaliser à quel point la ville est immense.
Capitale du Japon et mégalopole la plus peuplée au monde avec plus de 42 millions d’habitants (agglomération incluse), Tokyo s’impose comme un incontournable de tout premier voyage dans l’archipel. Et pour cause, elle est le symbole d’un Japon moderne à la pointe de la technologie, avec…

Plongée dans la culture japonaise
Le célèbre Pavillon d’Or, de son nom japonais Kinkaku-ji.
Quelle langue parle-t-on au Japon ?
Au Japon, la langue officielle utilisée par la grande majorité des habitants est le japonais (quelle surprise 😉). Mais comme pour la France, chaque région possède sa propre déclinaison et son propre argot, que l’on appelle les hogen. Celui de Kanto, parlé dans la région de Tokyo, est le plus courant et constitue la base du japonais standard. D’autres dialectes comme celui du Kansai sont aussi très utilisés dans la vie courante, même s’ils sont moins répandus.
L’alphabet japonais quant à lui est l’un des plus complexes au monde, avec trois écritures principales regroupées :
- Kanji: plus de 2000 caractères issus de l’alphabet chinois, souvent constituant la racine des mots.
- Hiragana : 46 signes de base qui permettent de constituer des mots de manière phonétique. C’est généralement le premier alphabet que l’on apprend.
- Katakana : 46 signes de base qui traduisent les mots d’origine étrangère ou les onomatopées.
Avant de partir au Pays du Soleil Levant, voici quelques mots et expressions à connaître et à utiliser régulièrement durant ton voyage :
Que mange-t-on au Japon ?
La cuisine japonaise est sûrement l’une des plus étonnantes que l’on a pu tester. Certains plats sont juste succulents, d’autres plus étranges font débat, mais dans l’ensemble c’est quand même un grand oui ! Au-delà des célèbres sushis et makis, on te livre un bref extrait de la liste non exhaustive des spécialités que tu pourras être amené à goûter lors d’un voyage au Japon, que tu peux retrouver en version complète dans notre article sur Osaka, centre culinaire nippon 😉.
Histoire du Japon en bref
Quand on voyage, on visite souvent des vestiges du passé, notamment à Kyoto qui recèle de merveilles historiques. Mais ce qui est dommage, c’est que l’on ne sait souvent pas grand-chose de l’histoire du pays que l’on découvre, alors même que connaître les évènements marquants que cette nation a vécu est souvent essentiel pour comprendre la culture et le fonctionnement de sa société. Dans ce paragraphe, on te raconte une version raccourcie de l’histoire du Japon, qui contient les éléments les plus importants qui ont façonné le pays. Si tu es intéressé, tu peux bien sûr consulter d’autres sources plus complètes et détaillées qui, elles, sont spécialisées dans ce domaine.
Découvrir l'histoire du Japon
Une histoire très ancienne
L’histoire du Japon, ou du moins de ses peuples, remonte à plus de 15 000 ans, lorsque les toutes premières sociétés humaines s’installent sur l’archipel. En provenance de la Sibérie et de l’Extrême-Orient russe, ils traversent les détroits maritimes et bandes de terre qui reliaient alors le Japon au continent (on était en pleine période glaciaire et le niveau des océans était bien moins élevé qu’aujourd’hui) et construisent les premières bases de ce qui deviendra plus tard l’une des civilisations les plus puissantes et influentes de la région. C’est le début de ce qu’on appelle la période Jomon. Pendant plusieurs siècles, la présence humaine s’étend et prend de plus en plus d’ampleur. Les premières sociétés de chasseurs-cueilleurs se transforment peu à peu en de véritables organisations qui développent un savoir-faire poussé dans la métallurgie et la riziculture. Durant la période Yayoi qui succède à Jomon, les premiers contacts sont établis avec des peuples chinois et coréens et un système de commerce se met en place. Le Japon est alors loin de l’isolationnisme qu’on lui connaîtra plus tard.
L'émergence d'une nation japonaise
Durant les périodes Kofun et Asuka, le Japon s’inspire beaucoup de son voisin chinois pour structurer sa nation. Les premiers empereurs apparaissent et centralisent le pouvoir, adoptant au passage des modèles administratifs et hiérarchiques chinois. C’est d’ailleurs dans cette même vague d’influence qu’une nouvelle religion est introduite : le bouddhisme. En 710, une capitale est établie dans la ville de Nara, qui devient alors le siège du pouvoir impérial jusqu’en 794, marquant la naissance d’une nation japonaise à part entière. L’archipel est uni sous la bannière de son empereur, et un système législatif plus poussé peut alors s’étendre, accompagné par la même occasion du développement d’une écriture commune.
En 794, alors grandissant, le pouvoir impérial est déplacé dans une nouvelle capitale : Kyoto, qui le restera jusqu’en 1868, soit pendant plus de 1000 ans ! La culture aristocratique japonaise connaît son apogée, et la plupart des grands et splendides complexes de temples qui font aujourd’hui la renommée internationale de la ville sont construits. Mais l’empereur est de plus en plus contesté, et son influence décline à vue d’œil…
Le règne des shogunats
En 1185, un premier shogunat émerge : celui de Kamakura. Concrètement, un shogunat est un Etat mis en place par un shogun, c’est-à-dire un seigneur de guerre. Ce sont donc les samouraïs (guerriers japonais) qui dirigent et font respecter les lois, et non plus l’empereur. C’est d’ailleurs durant ce premier shogunat qu’ils connaissent leur âge d’or et sont le plus craints et respectés. En 1336, le shogunat de Kamakura est renversé et c’est celui d’Ashikaga (aussi appelé Muromachi) qui prend sa place. Mais ce dernier est beaucoup moins puissant que son prédécesseur et doit faire face à de nombreuses luttes internes. A partir de 1467, il perd progressivement le contrôle du pays, et le Japon sombre alors dans le chaos.
Malgré tout, les deux shogunats offrent une période de stabilité qui voit l’essor de la culture japonaise avec l’expansion du culte zen, de la cérémonie du thé, de l’art des geishas et des codes d’honneur des samouraïs. De nombreux temples et palais sont également construits et aménagés pour accueillir de grands et harmonieux jardins aux arbres taillés à la manière Bonzaï. C’est à ce moment-là que se démarque la culture raffinée et normée que l’on connaît tous et qui régit encore aujourd’hui la société japonaise.
Mais en 1467, tout bascule. Alors que le shogunat d’Ashikaga décline, le Japon entre dans la guerre civile. Jusqu’en 1603, aucun shogunat ne prend le pouvoir et le territoire est fracturé en régions autonomes qui se font sans cesse la guerre : c’est la période Sengoku. Cette ère de chaos et de conflits internes voit s’envoler le rêve d’un Japon unifié pourtant cher à de nombreux chefs de guerre qui ne parviennent pas à prendre le dessus.
La période Edo
A la fin de l’ère de chaos de Sengoku, trois grands unificateurs se démarquent : Oda Nobunaga, Toyotomi Hideyoshi et Tokugawa Ieyasu. Après plusieurs années de guerre, c’est finalement le troisième qui l’emporte et qui fonde en 1603 le shogunat de Tokugawa, marquant le début de la période Edo. Durant cette période, la paix est maintenue grâce au pouvoir fort du shogun qui contrôle les seigneurs de guerre et mate les rébellions. Le Japon s’isole du monde et met au point une société strictement hiérarchisée, profitant au même moment d’une période de stabilité pour développer ses villes et son administration. Puis, en 1868, le shogunat prend fin. Le seigneur remet sa souveraineté à l’empereur Meiji durant la Restauration de Meiji. Pour la première fois depuis plus de 600 ans, le pouvoir impérial dirige le pays.
L'expansion d'un Japon moderne et impérialiste
Lorsque l’empereur Meiji récupère le pouvoir, il met aussitôt en place des dispositifs pour moderniser le pays. La capitale est déplacée de Kyoto à Tokyo. L’armée, l’industrie et l’éducation deviennent une priorité nationale. Mais le Japon a une autre ambition : devenir une puissance mondiale, à l’image des colonisateurs européens. Il se lance alors dans sa propre campagnes de conquête. En 1895, il récupère Taïwan après la première guerre sino-japonaise. En 1905, le sud de l’île de Sakhaline est conquis contre l’empire Russe. C’est d’ailleurs la première fois qu’une puissance orientale défait une puissance européenne. Puis c’est au tour de la péninsule de Corée qui est entièrement colonisée en 1910. L’empire semble inarrêtable. Mais en 1912, l’empereur Meiji décède et c’est Taisho qui lui succède. Moins influent et à la santé fragile, il ne fait pas l’unanimité et n’entreprend aucune grande conquête. Cependant, cette trêve n’est que de courte durée…
Hirohito, l'impérialisme poussé à l'extrême
En 1926, Taisho décède et Hirohito arrive au pouvoir. Contrairement à son prédécesseur, ses ambitions sont sans limite. Dès 1931 et après une forte militarisation de son pays, il s’attaque à la Chine. Après avoir rapidement conquis la région de la Mandchourie, il entre en 1937 en guerre totale avec son rival qui, sous l’écrasante avancée technologique et militaire du Japon, ne fait pas le poids. Hirohito prend donc possession de nombreuses villes stratégiques (Pékin, Shanghai, Nankin) et la pousse dans ses retranchements. Grâce à son alliance avec l’Allemagne nazi et l’Italie fasciste, le Japon s’étend également entre 1940 et 1942 en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique en prenant le contrôle de l’Indochine française, des Philippines, de la Malaisie, de Singapour, de l’Indonésie, de la Birmanie et de nombreuses îles du Pacifique. Mais le 7 décembre 1941, c’est la conquête de trop : les forces japonaises conduisent une attaque surprise sur la base américaine de Pearl Harbor dans l’archipel d’Hawaï, stoppant net leur expansion et renversant par la même occasion le cours de la Seconde Guerre Mondiale.
En effet, l’attaque de Pearl Harbor précipite les Etats-Unis dans la Seconde Guerre Mondiale, qui vont alors mener une guerre sans merci contre leur assaillant. Pendant presque 3 ans, le Pacifique est mis à feu et à sang tandis que les alliés européens du Japon, à savoir l’Allemagne et l’Italie, s’affaiblissent et perdent du terrain. La défaite est inéluctable, mais l’archipel nippon ne lâche rien. Devant sa persévérance à vouloir se battre, les Américains prennent une décision fatidique qui va changer à tout jamais le visage de la guerre. Les 6 et 9 août 1945, des bombardiers lâchent sur les villes de Nagasaki et Hiroshima deux bombes nucléaires, réduisant les deux villes et leurs centaines de milliers d’habitants en poussière. Le 2 septembre 1945, le Japon capitule, mettant fin à des décennies de colonisation et d’expansion meurtrière. Hirohito est maintenu en place à titre symbolique, mais plus rien n’est comme avant. Le pays est démilitarisé et placé sous la tutelle des Etats-Unis, et tous les territoires conquis sont confisqués et rendus à leurs propriétaires d’origine.
Le Japon actuel, un exemple de démocratie et d'avancée technologique
Lorsque le Japon perd la guerre, l’empereur est démis de son pouvoir et une nouvelle constitution pacifiste est rédigée sous l’égide des Etats-Unis. Le pays devient alors l’une des premières démocraties d’Asie. De 1950 à 1980, il connaît une croissance fulgurante et devient une nation à la pointe de la technologie, surpassant de nombreux Etats occidentaux dont la France. Aujourd’hui, sa puissance économique est incontestable, mais son déficit militaire en fait une nation de second rang dans la région du Pacifique, derrière la Chine, la Russie et les Etats-Unis. De plus, il connaît un véritable défi démographique avec le vieillissement exponentiel de sa population qui met en péril son développement futur.
La religion au Japon
Ce qui marque le plus lors d’un voyage au Japon, c’est sûrement la coexistence harmonieuse des deux religions majoritaires qui sont souvent pratiquées en même temps par les mêmes adeptes, si bien qu’il est parfois difficile de les différencier. Pas de panique, on va t’aider à faire la différence 😉.
Le shintoïsme, ou shinto, est la religion indigène originaire du Japon. Elle célèbre le culte des kami, des divinités et esprits de la nature. C’est une religion assez particulière car il n’y a pas de texte fondateur ni aucun dogme ou directives. Elle structure simplement la relation des croyants avec la nature et leurs ancêtres. Le shinto est pratiqué dans des sanctuaires, appelés jinja, qui sont présents un peu partout au Japon. L’un des plus célèbres est notamment le sanctuaire Inari Fushimi Taisha et ses 10,000 toriis répartis dans toute la montagne.
Le bouddhisme est quant à lui une religion introduite depuis la Corée et la Chine au VI° siècle. Plus complexe, il est constitué de plusieurs écoles inhérentes du Japon comme le bouddhisme zen ou shingon, et est pratiqué dans des temples, appelés tera, plus imposants que les sanctuaires shinto. Parmi les plus célèbres, on peut citer le Pavillon d’Or (Kinkaku-ji) ou Kiyomizu-dera à Kyoto.



Les toriis du sanctuaire de Fushimi Inari Taisha, dans le sud de Kyoto.
UNE CONFUSION QUI NE DATE PAS D’HIER
Jusqu’en 1868, le bouddhisme et le shintoïsme n’étaient pas officiellement considérées comme deux religions distinctes ! Comme presque tout le monde pratiquait les deux, on ne voyait pas l’intérêt de les dissocier 😊. Et c’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui, puisque de nombreux Japonais se disent non-croyants et pratiquent pourtant les deux religions.
Notre ressenti et nos conseils : Pourquoi venir au Japon ?
Comment décrire notre ressenti après nos deux escapades au Pays du Soleil Levant ? On a surkiffé ! Le Japon est vraiment un pays exceptionnel et magnifique, et surtout unique au monde ! Sa culture riche et raffinée, la politesse de ses habitants, le confort de ses transports en commun, la propreté des rues et des parcs, la splendeur de ses paysages, sans parler de ses temples à se décoller la rétine ! C’est juste incroyable ! Et si l’on ne devait partir que dans un seul pays en Asie, le Japon serait en tête de liste 😊. Alors on va essayer de te dresser une liste (non-exhaustive bien sûr) des raisons pour lesquelles tu dois absolument partir au Pays du Soleil Levant :
Des temples : bien évidemment, et comme pour presque n’importe quel voyage en Asie, le Japon est réputé pour ses temples. Les plus beaux que l’on ait vus sont sûrement ceux de Kyoto et Nara, sans oublier le fabuleux Mont Koya.
Des jardins raffinés : qui dit temple dit jardin, et crois-nous, ceux du Japon sont les plus beaux que l’on ait vus jusque-là. Pareil, paye une visite à la magnifique Kyoto, tu ne seras pas déçu 😉.
Des traditions omniprésentes : si tu veux assister des rituels et des cérémonies ancestrales, n’importe quel temple fera l’affaire, mais on te conseille d’aller voir du côté du Mont Koya pour ça 😊.
Des maisons traditionnelles : il ne faut bien sûr pas oublier les célèbres maisons traditionnelles japonaises en bois. Les plus belles que l’on ait vues sont à Takayama, au pied des Alpes Japonaises.
Un modernisme déconcertant : le Japon, c’est aussi les trains les plus rapides du monde, les gratte-ciels futuristes et les panneaux lumineux qui font briller les villes. Pour cet aspect moins traditionnel, Tokyo ou Osaka sont sans aucun doute les meilleurs endroits.
Une cuisine perturbante… mais délicieuse : pour déguster les meilleures spécialités culinaires japonaises, direction la ville d’Osaka !
Des paysages prenants : on n’a pas trop eu l’occasion d’explorer la nature japonaise, mais on sait que les Alpes japonaises près de Takayama et le parc national de Nikko à côté de Tokyo sont magnifiques !
Des saisons bouleversantes : on pense que tu t’y attendais, mais on ne peut pas parler du Japon sans évoquer ses couleurs resplendissantes de l’automne et du printemps ! Rends-toi à Kyoto pour la meilleure expérience de ta vie 😉 (attention à la foule quand même).


Kiyomizu-dera, où le rouge domine.
Maintenant, parlons des inconvénients. En fait, il n’y en a qu’un seul qui nous vient à l’esprit : c’est cher, surtout pour l’Asie, et c’est ce qui rebute pas mal de voyageurs. Alors, pas de panique, il est largement possible de voyager au Japon sans faire un emprunt, mais il faut plutôt s’orienter vers des destinations moins connues des visiteurs (typiquement pas Kyoto ou Tokyo qui sont des incontournables). Malgré tout, ça te reviendra évidemment toujours plus cher qu’une escapade en Asie du Sud-Est (Thaïlande ou Indonésie par exemple), mais c’est une expérience unique.
AVIS AUX VOYAGEURS
Si après avoir jeté un coup d’œil aux prix tu te rends compte que le Japon est vraiment trop cher, regarde peut-être du côté de la Corée du Sud, qui reste plus abordable. Nous n’avons visité que Séoul, mais on a vraiment adoré !

THE END
Merci beaucoup d’avoir lu cet article jusqu’au bout ! Si ça t’a plu, n’hésite pas à le partager autour de toi et à nous suivre sur les réseaux sociaux, ça nous aide beaucoup ! Et si le Japon t’intéresse, tu peux retrouver tous nos articles directement sur notre page dédiée. Si on peut te conseiller, commence par Kyoto, c’était un vrai coup de cœur 😉.








